MARGOT – de Stéphanie Lucie MAINAZON

imageJ’ai découvert ce roman via Facebook, alors que son auteure, Stéphanie Lucie Mainazon en faisait la promotion. j’ai tout de suite été séduite par la description qu’elle en faisait et je n’ai pu résister à la tentation de la contacter pour qu’elle m’en parle davantage.J’ai bien compris toute la souffrance qu’elle avait traversée et c’est emplie de toutes ces sensations que j’ai commencé la lecture de ce roman autobiographique.

4ème de couverture qui m’a vraiment attirée:

Lucie croit avoir vécu le pire. Son amour de jeunesse la quitte au bout de 13 ans, elle n’a que 30 ans, le père biologique de sa fille l’abandonne dès la conception de sa fille, sa mère, son père et sa soeur décèdent successivement, elle n’est pas au bout de ses surprises ; Le diable fait irruption dans sa vie, s’impose et marque son territoire. Ce sera pour elle et sa fille un long calvaire et un combat sans merci.

L’Histoire:

Alors qu’elle vient de perdre ses parents et sa soeur adorée, que le père de sa fille a fui ses responsabilités avant même sa naissance, Lucie se retrouve bien seule, même s’il lui reste sa soeur Fabiola, mais avec laquelle elle a moins d’affinités.

C’est alors qu’elle fait la connaissance de Markus, notable sur le déclin, mais présentant tous les atouts pour apporter bonheur et amour …  Pas vraiment amoureuse, Lucie va décider de quitter Paris pour le rejoindre dans le Tarn, afin d’offrir à Margot, une vie calme et sereine, idéale pour le développement d’un enfant.

Passés les premiers émois, le naturel revient au galop, et c’est seulement à ce moment là, que l’on découvre la vraie personnalité de son conjoint. Il est souvent bien trop tard. Comment imaginer que cet homme, bien sous tous rapports, ait pu être aussi fourbe et pervers? S’en suis alors la découverte du profil du pervers-narcissique.

Ce que j’en ai pensé.

A l’heure de « Me too » et influencée de mes 2 précédentes lectures (chroniques disponibles sur le blog), je m’attendais à découvrir une nouvelle fois, un détraqué violent physiquement et sexuellement.

Finalement, la violence était toute autre. Psychologique, bien plus subtile, mais tout autant nuisible.

Ecrit d’un seul jet: pas de partie, pas de chapitre, à peine quelques paragraphes, on sent la volonté de son auteur, de l’expulser au plus vite, de s’en débarrasser et de s’en affranchir, de passer à autre chose.

« Margot » est la fille de Lucie, la narratrice de l’histoire. Avec beaucoup de recul, elle relate des faits très durs et cette distance témoigne une protection pour ne pas se laisser happer par la violence morale terrible, qu’elles ont vécue… ». Margot représente tout pour Lucie, sa fille chérie. C’est une mère aimante attentionnée, qui ne vit que pour le bonheur et l’épanouissement de la petite. pour elle, elle endurera le sadisme de Markus, mais saura se défendre bec et ongles pour sauver ses intérêts, la sortir du foyer dans lequel elle sera placée et retrouver son statut de mère. Heureusement, la justice « divine » ou humaine a raison des mauvais.

Cepedant, il n’y a pas que du pathos dans ce roman, on décoche quelques sourires. Car même si Lucie doit se montrer très forte pour affronter les foudres de son tortionnaire, elle ne se gêne pas pour le défier, et lui faire des mauvaises blagues (la caricature sur le menu, l’enfermer dehors nu, alors qu’ils sont en séjour chez des amis… ). Elle sait qu’elle va en payer le prix fort, mais elle n’hésite pas à se faire plaisir.

Ce qui est étonnant dans ce roman, c’est que malgré toute cette violence latente et ce harcèlement moral, Lucie, la victime n’exprime aucune haine ni rancoeur, elle maîtrise son calme avec un aplomb incroyable!

Quelques extraits:

C’est dans le travail que l’homme se sauve de sa condition de pêcheur… Ou dans l’amour a prodiguer…

Ce qui distinguait Krapowski , c’était son brushing agrémenté d’un accroche-coeur suranné, celui des séducteurs en perte de vitesse ne pouvant appâter les daurades, qu’avec une voiture de sport…

L’alcool transformait ce personnage immature en un véritable monstre, et la vie au quotidien devenait un cauchemar. Une fois dégrisé, il se confondait en excuses, au nom du droit a l’humour, derrière lequel il dissimulait une véritable perversion…

Pénélope etait devenue une femme d’affaire, et ne parlait que d’argent, comme tous les nouveaux riches sans conversation…

Article 356 du Code Civil: si les 2 concubins ne sont pas maries, celui qui adopte l’enfant devient le responsable unique. Cela signifiait que Lucie n’était plus officiellement la mère de Margot…

 

Pour vous le procurer:

En auto-édition (pour le moment :-)) format Kindle ou broché, disponible sur Amazon.fr

Format kindle
https://lc.cx/PvPJ

Format broché
http://amzn.to/2pdVoJc

 

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