Presque TOP MODEL – de Géraldine Maillet

L’auteur, elle-même ancienne mannequin, connaît très bien ce milieu et livre ici un roman sympathique et dynamique. On y croise des personnalités (Patrick Bruel, Sophie Favier, Melle Agnès, Carine Roitfeld, …) tout comme des personnages de fiction (Suzanna Heike, Matyvonne Keradec, Maryvonne Laudager, Fabienne…).

Suzanna Heike, égérie de Karl Lagerfeld, mondialement connue et demandée par tous, se retrouve mise en quarantaine à Tokyo, parce-qu’elle a pris du poids! Plus personne ne veut d’elle, et son agence (« Miracle ») non plus. Parallèlement à ça, une petite nouvelle un peu gaudiche, sortie tout droit de sa Bretagne natale, avec un prénom tout sauf glamour: Maryvonne, se retrouve propulsé en couverture de tous les magazines les plus prestigieux, un peu par hasard.

Maryvonne Laudager, rédactrice en chef du « Madame », quelque peu has-been, se rêve en Carine Roitfeld et tuerait père et mère pour se retrouver à la tête du Vogue. Heureusement elle est soutenue par sa meilleure amie Mademoiselle Agnès, qui l’aide à se looker et à se sociabiliser.

Gravite autour de tout se petit monde, des hommes, des fantasmes (Vincent Delerm), des assistantes…

Ce que j’en ai pensé:

J’ai aimé ce livre car il décrit plutôt bien le monde impitoyable du mannequinat et du business qu’il engendre. Tu prends 2 kg, et hop t es complètement balayé; bien que ton agence t’aime et croit en toi, les bruits de couloir du microcosme et les rumeurs qui se propagent dans la presse, ont raison de ta carrière. Et cette Suzanna en fait les frais.

En revanche, tu es une parfaite inconnue, au bon endroit au bon moment, une envie de fraîcheur, de candeur, de naturel, de rustique, et hop tu te trouves propulsée au plus haut niveau.

Attention, c’est une condition nécessaire mais pas indispensable. derrière tout cela, il faut maintenir le rythme, travailler dur, ne jamais se plaindre, savoir encaisser, et que cela ne se voit jamais sur soi.

Mademoiselle Agnès est telle qu’on l’imagine: une femme super cool, chic, à l’amitié fidèle et dynamique. On en redemande!!

Un vrai roman de filles comme on adore, pure détente. Parfait pour le métro ou la plage!

Comme Géraldine Maillet a écrit d’autres livres sur le mannequinat, vous risquez de retrouver de nouvelles chroniques ici… Bonne lecture!

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Jamais assez maigre – de Victoire Maçon-Dauxerre

Dans ce « journal d’un top model », Victoire (l’héroïne) nous fait vivre pas à pas son entrée et son parcours dans le monde du mannequinat.

Schéma classique: casting sauvage en plein Paris alors qu’elle fait les boutiques avec sa mère. Elle ne sait pas trp si elle en a envie, mais c’est pour « Elite » quand même et ses parents sont à fond derrière elle. Tests polas, cours de marche, régime drastique (il faut passer de la taille 38 à 32 en 3 mois) pour accéder aux castings de la fashion-week de New-York. Victoire réussit tout jusqu’ici, elle en veut, elle a la niaque, elle découvre. C’est le début de la gloire… Puis fashion-week de Milan, et là, ce n’est pas la même histoire. Moins de castings, personnels et créateurs beaucoup moins prévenants, Victoire s’ennuie et a le temps de réfléchir. Elle veut tout laisser tomber, mais ses parents l’encouragent et ne veulent pas qu’elle abandonne .La fashion-week de Paris lui remontera le moral. Mais c’est la fin de la saison des défilés.

Vient ensuite la saison morte, celle des shootings aux 4 coins du monde. Victoire craque. Elle en a marre d’être prise pour une tringle écervelée. La belle, gentille et éduquée jeune femme qu’elle était devient agressive et fait des caprices de star. Son rapport à la nourriture devient anarchique. Elle qui tenait le cap avec 3 pommes par jour se met à gloutonner. Elle perd pied!! Ce sera la descente aux enfers.

On sait depuis longtemps que l’univers de la mode est difficile et hostile, c’est confirmé ici aussi! La solitude au milieu d’un entourage important et dithyrambique « par habitude ». Dans ce récit, la beauté tourne uniquement autour de la maigreur, rien sur les autres critères de beauté (qualité de la peau, pas de cernes, cheveux et ongles, …) comme si ce n’avait pas d’importance.

On y voit les effets ravageurs du manque de nourriture sur le cerveau et les comportements que ça induit. Victoire a eu de la chance, mais pas toutes les mannequins qu’elle a croisé dans sa courte carrière.

Livre intéressant sur le monde de la mode, mais ne donne pas envie d’encourager ses filles sur cette voie, même si le luxe et l’argent qui y règnent peuvent sembler très attirants.

Coffee Sex and Law – de Avril ROSE

A l’occasion de la sortie brochée du 2ème opus d’Avril Rose: « Coffee sex and law » le 28 Juin, j’ai le plaisir de vous livrer ma chronique de cette auteure que j’aime tant!

Le titre est très évocateur car la loi et le sexe se rencontrent autour du café…

Le pitch:

Zoé est une jeune femme pétillante de 26 ans. Au décès de son père, elle reprend avec entrain et énergie le coffee shop qu’il avait crée de ses mains, avec son associé  Victor, et qui représentait le projet de toute une vie pour eux et sa famille.

Entourée de ses amies, elle vit et s’amuse, en se remettant de déceptions amoureuses.

Jusqu’à l’arrivée d’un certain Liam, client assidu, à la beauté et au sex appeal un peu trop prononcés pour paraître honnête. Mais pourquoi la trouble-t-il autant?

Et qui lui en veut à ce point pour lui mettre des bâtons dans les roues?

Mon avis:

Alors que j’avais beaucoup aimé « Challenge me », je peux vous dire que j’ai ADORE « Coffee sex and law ». Avril Rose a trouvé son style et il est beaucoup plus affirmé dans ce nouveau roman.  On sent qu’elle a pris confiance en elle, en son talent, qu’elle prend du plaisir dans l’écriture. Et nous, nous prenons du plaisir à la lire!

Comme tout dans le roman tourne atour de son café, je me suis demandé où il pouvait bien être dans Paris. Difficile car peu d’indices. J’imagine un lieu branché ou tout au moins vivant, et en même temps calme, genre rue Montorgueil, rue de Levis, rue de la Gaité, dans le Marais, la Butte aux cailles, Montmartre, Batignolles? J’espère qu’Avril Rose nous en dira un peu plus.

J’ai revécu l’ambiance des coffee-shops à Londres où j’allais avec ma mère, des cafés sur la place des Lices à Rennes où j’ai passé une partie de ma 20aine entourée de mes meilleures copines, à  retrouver l’ambiance du Starbucks fréquenté par Carrie Bradshaw dans « Sex and the city ». Ce roman est une bombe, version française des « Beautiful People », ‘Beautiful Bastard », … Si comme moi vous aimez ces références, vous allez adorer « Coffee Sex and Law ».

Avez-vous un Liam dans votre entourage pour faire monter la température?

En tout cas, ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est que ce n’est pas une histoire à l’eau de rose, tout miel, tout sucre. It’s girly but not candy!… On a toutes vécu ces quiproquos, mauvaises coincidences, … et on peut toutes s’identifier. Et si en plus la mafia s’en mêle…

A lire, relire, offrir, conseiller, partager!

Sortie: le 22 Novembre 2017 aux éditions Addictives, version e-book.

Et comme le succès d’Avril Rose ne fait que croître, « Challenge me » est déjà sorti en version brochée le 4 Janvier 2018. Un talent est né! Et retrouvez ma chronique de son dernier en date: « Sienna, me venger de lui » sur ce blog.

 

Profession: MANNEQUIN – Inès de la Fressange

Ines, tout le monde la connaît, et tout le monde l’adore! Icône de la mode, elle a révolutionné l industrie et dépoussiérer les codes. Dans ce récit autobiographique, elle revient sur son parcours, de sa naissance à ses 45 ans. Sans triche, sans fard, avec beaucoup d humour et d humilité!

La grande sœur, la meilleure copine, la boss qu adorerait avoir.

Itinéraire d une enfant gâtée par la mode.

Petit résumé des meilleures feuilles (clin d œil au logo de sa marque):

« le samedi soir, mes parents organisaient de grandes tablées où se côtoyaient des gens comme lady Bigoudi, coiffeuse à St-Tropez, et Jacques Lacan… J entendais parler de Patou, Balmain, Nina Ricci. Pas de Chanel qui s adressait à des femmes plus intellectuelles, non à des bourgeoises mondaines… On sent instinctivement qu on n’a pas son mot à dire. Ç est un peu étrange d avoir à se mettre tout de suite en petite culotte devant des gens qu on n’a jamais vus… On a l impression d être la seule à compter alors que la lumière, le fond, la proportion, le cadrage font aussi la photo… Les filles qu on voyait dans les magazines ne défilaient jamais. Ç était plutôt mieux de faire des photos dans les magazines et défiler avait un côté désuet. Ç est Jerry Hall qui a commencé à faire les 2. Dans l esprit de Jean-Jacques Picart j étais la Parisienne, avec son humour et son franc-parler. D après lui j avais un côté aristocratique dégingandé, j incarnais l élégance française… Je ne veux pas paraître médisante mais on ne sait pas pourquoi il y en a une qui sort du lot. Je sortais du lot pas parce que j étais mieux, mais parce que j étais différente. .. Le déclin dans la culture grecque a commencé à partir du moment où est apparu le regard. Or un visage dans regard est un visage sans expression, glace, irréel. La beauté est donc liée à la divinité, au tragique, à la tristesse… Popy Mireni était connue pour ses collerettes. Elle faisait beaucoup de vêtements inspirés de Pierrot et de la Comedia dem Arte…sous mes yeux je suis un peu gonflée. On peut tricher avec le maquillage: il faut dessiner un trait noir pour effacer le côté bombe. Si l on fait disparaître cette petite poche sous l œil, je suis contente, mais la photo est beaucoup plus forte du, justement, on la voit…  J avais vraiment une admiration pour le personnage (Karl). Il est surdoué, rigolo et très intelligent… J ai compris par la suite qu il fallait toujours rester dans la légèreté, ne pas trop en faire, ne pas faire trop d interprétations, ne rien révéler… Ce n est pas le travail qu’on admire, Ç est la chance, l aura, la grâce, le charisme…. Ce qui marchait, c est ce qui me plaisait vraiment. J aimais mélanger des formes très sportives avec des matures sophistiquées… ».

Le défilé des vanités – de Cécile SEPULCHRE

Bienvenue dans le monde des magazines mode, et de l’univers impitoyable du microcosme!

Le roman déambule dans la rédaction de « Luxe addict », un des deux plus gros magazines luxe (cf: Vogue vs L’Officiel).Des portraits tirés au couteau entre Queen la directrice (sorte de Miranda du « Diable s’habille en Prada »), Elisabeth sa fidèle rédac’ chef travailleuse et honnête (pas un avantage dans ce métier) sur le décin, Raphael le dir’ artistique (spécialiste des coups bas), Bille (la perle des assistantes), Victoire, Agathe, Ombeline: rédactrices, journalistes, pigistes, … et et, et, la stagiaire arriviste, culottée, qui n’hésite pas à donner de son corps et ravage tout sur son passage: Marine de Rubempré (ou plutôt Martine Pouelzoc).

Un récit de l’ascension sociale vertigineuse d’une parfaite inconnue, débarquée fraîchement de sa Bretagne pour conquérir l’univers de la mode, quitte à créer de nombreux dommages collatéraux. Mais il y a une justice, même dans ce milieu, et les plus travailleuses, respectueuses et fidèles sortiront leur épingle du jeu!

Sans être fan des « Happy ends », je dois dire que j’a aimé celle-ci car elle est pleine d’espoir.

Entre la fashion week et ses codes hiérarchiques quant aux placements devant le catwalk, les shootings aux 4 coins du monde dans des décors des plus paradisiaques, les plus belles pièces de créateurs prêtés ou accessiibles à des prix dérisoires lors des soldes presse, les invitations aux soirées et cocktails quotidiens, la fréquentation des people, … ce milieu a tout pour plaire et attirer l’oeil par ses nombreuses paillettes… Mais l’envers du décor est inversement proportionnel en matière de trahisons, de sabotage, et d’efforts physiques. Il faut être beau, souple, et en même temps tellement imposant!!!

Un condensé rien que pour vous de citations qui vous permettront d’avoir toutes les cartes en main pour aborder le « microcosme »:

« On vient de découvrir que l’émotion que procure la beauté fait grimper le taux de sérotonine dans l’organisme… La mode aide aussi la presse à résister à la crise. En préférant les journaux gratuits sur le web, le public va finir par priver la presse des moyens d’assumer son indépendance… Le vrai style consiste à cacher les moyens, et non à les exhiber… La planète mode se divise en deux espèces fort différentes. Cet univers est régi entre le visuel et l’écrit… La connaissance de l’art dans cet univers est l’ultime marqueur social et un minimum de vernis reste requis. « L »homme impoli est le lépreux du monde fashionable » les responsables des grandes griffes ont retenu cette maxime de Balzac et exigeaient de leurs équipes un savoir-vivre irréprochable… Peut-être était-elle trop timide pour cet univers qui offrait beaucoup plus d’opportunités aux égo surdimensionnés… Si je ne veux pas moisir ad vitam dans un poste d’assistante, je dois apprendre à nager plus vite qu’elles car ces chipies ne me feront pas de cadeaux. Je ne viens pas de leur milieu, je n’ai presque pas de réseau, pas tous les codes. Si en plus je n’ai pas d’argent, je ne m’en sortirai jamais. L’honnêteté , c’est bon pour les riches…Une bonne attaché de presse doit connaitre toutes les inimitiés opposant les membres des rédactions sous peine de coups de griffes intempestifs et de crêpage de chignons… Il faut toujours être conscient que l’on est aimée pour son titre et oubliée dès qu’on le perd ».

Un roman assez réaliste de l’univers (mot qui revient très souvent dans le livre, et également  « microcosme ») de la mode et des rédactions. Fascinant et déroutant.

Un portable, un chat roux et un inconnu – d’Aurore Chatras

Après 3 romans (« les Autruches« , « Sienna, me venger de lui » et « Margot ») traitant de sujets difficiles: la violence faite aux femmes et les pervers narcissiques, il me fallait absolument m’orienter vers un roman plus léger et plus fun;  j’étais sûre de trouver mon bonheur avec « Un portable, un chat roux, et un inconnu »i. C’est pourquoi aujourd’hui, on change radicalement de style, et je vous propose de découvrir un roman fiction-fantasy, catégorisé #romance par son éditeur.

J’ai choisi ce livre parce-que j’adore la ligne éditoriale de Alter Real Editions; qui est de proposer des: livres dans lesquels les animaux – réels ou imaginaires – jouent un rôle, au premier ou au second plan.

Et aussi, parce-que le titre était plutôt attirant: « Un portable, un chat roux, un inconnu »: le package complet de la femme moderne.

Sauf que dans ce livre, l’auteure : Aurore Chatras, casse les codes et les dissocient dans un 1er temps, pour les faire entrer chacun progressivement dans le vie de la pétillante Mdeleine/Maddie Nova. Effectivement, Archi, son chat roux est arrivé par hasard dans sa vie et n’était pas spécialement attendu. Le portable non plus. Maddie n’étant pas geek, et ne souhaitant pas débourser des fortunes pour un appareil à l’utilité basique (appels et SMS), le tout nouveau « Glitter » n’aurait eu aucune raison d’être en sa possession, s’il n’avait pas été question de décrocher un rencard auprès du séduisant et séducteur Stéphane, tombeur de ces dames…

Quant à l’inconnu… et bien oui, qui est-il ce fameux inconnu qui apparait sans arrêt sur les photos de Maddie, alors que matériellement il n’est pas là, elle ne l’a jamais vu, et ne le connait pas.

Un mystère à élucider, car non seulement elle n’y voit aucune explication plausible, mais aussi mine de rien, la flèche de Cupidon commence sérieusement à se faire sentir.

Mon avis:

C’est un livre frais, girly, hyper agréable à lire. le style est léger et bien travaillé, tout ce dont on a besoin quand le moral n’est pas au beau fixe;Maddie est une jeune femme attachante, à laquelle on peut facilement s’identifier et qu’on aimerait avoir comme amie. Ce n’était pas la star du lycée, ni celle de la famille, elle est même plutôt gaffeuse et empotée (genre boulet) dans certaines situations. Et ça nous fait du bien, ça nous rassure, ça nous décomplexe et nous libère… Le lâcher-prise!!! notre quête du Graal à tous!

Même si l’histoire est totalement irréaliste, on se prend au jeu, et on dévore les pages. On a hâte de connaître le dénouement!!! Qui est ce garçon? Comment est-il entré dans le téléphone? cherche-t-il à communiquer avec elle, genre « Ghost »? Archi est-il le « crapeau qui va se transformer en Prince charmant »?;;; etc, etc…

Je vous le dis, tout un tas de questions et d’hypothèses va vous passer par la tête…

Les personnages sont supers, ils ont leurs caractères bien affirmés: entre Stéphie (la soeur), la mère déjantée, Sonia sa voisine et meilleure amie, Stéphane le tombeur, Mélanie la bonne collègue collègue, Archi son chat moche et méchant que personne n’aime … on se verrait bien faire partie de cette petite bande. L’histoire se passe à Toulouse, mais on pourrait facilement la transposer dans une série américaine, tous les codes y sont! Et c’est d’autant plus sympa.

J’ai beaucoup aimé l’idée de la check-list de tous les actes manqués, pour réparer le cours de l’histoire et se donner les moyens d’être acteur de sa vie.

Un vrai coup de coeur pour ce roman de 195 pages, qui se « boit comme du petit lait ».

Tous mes encouragements à son auteure: Aurore Chatras et à sa maison d’édition « Alter réal » pour continuer à nous livrer des oeuvres qui nous font du bien et nous transportent ailleurs. Et puis les animaux qui ont du pouvoir, moi, j’ADORE!!

Un petit souvenir de cette lecture:

« il est temps pour moi de passer a la face B de ma journée: devenir une vraie femme d’affaire en jupe et talons hauts… ».chat

MARGOT – de Stéphanie Lucie MAINAZON

imageJ’ai découvert ce roman via Facebook, alors que son auteure, Stéphanie Lucie Mainazon en faisait la promotion. j’ai tout de suite été séduite par la description qu’elle en faisait et je n’ai pu résister à la tentation de la contacter pour qu’elle m’en parle davantage.J’ai bien compris toute la souffrance qu’elle avait traversée et c’est emplie de toutes ces sensations que j’ai commencé la lecture de ce roman autobiographique.

4ème de couverture qui m’a vraiment attirée:

Lucie croit avoir vécu le pire. Son amour de jeunesse la quitte au bout de 13 ans, elle n’a que 30 ans, le père biologique de sa fille l’abandonne dès la conception de sa fille, sa mère, son père et sa soeur décèdent successivement, elle n’est pas au bout de ses surprises ; Le diable fait irruption dans sa vie, s’impose et marque son territoire. Ce sera pour elle et sa fille un long calvaire et un combat sans merci.

L’Histoire:

Alors qu’elle vient de perdre ses parents et sa soeur adorée, que le père de sa fille a fui ses responsabilités avant même sa naissance, Lucie se retrouve bien seule, même s’il lui reste sa soeur Fabiola, mais avec laquelle elle a moins d’affinités.

C’est alors qu’elle fait la connaissance de Markus, notable sur le déclin, mais présentant tous les atouts pour apporter bonheur et amour …  Pas vraiment amoureuse, Lucie va décider de quitter Paris pour le rejoindre dans le Tarn, afin d’offrir à Margot, une vie calme et sereine, idéale pour le développement d’un enfant.

Passés les premiers émois, le naturel revient au galop, et c’est seulement à ce moment là, que l’on découvre la vraie personnalité de son conjoint. Il est souvent bien trop tard. Comment imaginer que cet homme, bien sous tous rapports, ait pu être aussi fourbe et pervers? S’en suis alors la découverte du profil du pervers-narcissique.

Ce que j’en ai pensé.

A l’heure de « Me too » et influencée de mes 2 précédentes lectures (chroniques disponibles sur le blog), je m’attendais à découvrir une nouvelle fois, un détraqué violent physiquement et sexuellement.

Finalement, la violence était toute autre. Psychologique, bien plus subtile, mais tout autant nuisible.

Ecrit d’un seul jet: pas de partie, pas de chapitre, à peine quelques paragraphes, on sent la volonté de son auteur, de l’expulser au plus vite, de s’en débarrasser et de s’en affranchir, de passer à autre chose.

« Margot » est la fille de Lucie, la narratrice de l’histoire. Avec beaucoup de recul, elle relate des faits très durs et cette distance témoigne une protection pour ne pas se laisser happer par la violence morale terrible, qu’elles ont vécue… ». Margot représente tout pour Lucie, sa fille chérie. C’est une mère aimante attentionnée, qui ne vit que pour le bonheur et l’épanouissement de la petite. pour elle, elle endurera le sadisme de Markus, mais saura se défendre bec et ongles pour sauver ses intérêts, la sortir du foyer dans lequel elle sera placée et retrouver son statut de mère. Heureusement, la justice « divine » ou humaine a raison des mauvais.

Cepedant, il n’y a pas que du pathos dans ce roman, on décoche quelques sourires. Car même si Lucie doit se montrer très forte pour affronter les foudres de son tortionnaire, elle ne se gêne pas pour le défier, et lui faire des mauvaises blagues (la caricature sur le menu, l’enfermer dehors nu, alors qu’ils sont en séjour chez des amis… ). Elle sait qu’elle va en payer le prix fort, mais elle n’hésite pas à se faire plaisir.

Ce qui est étonnant dans ce roman, c’est que malgré toute cette violence latente et ce harcèlement moral, Lucie, la victime n’exprime aucune haine ni rancoeur, elle maîtrise son calme avec un aplomb incroyable!

Quelques extraits:

C’est dans le travail que l’homme se sauve de sa condition de pêcheur… Ou dans l’amour a prodiguer…

Ce qui distinguait Krapowski , c’était son brushing agrémenté d’un accroche-coeur suranné, celui des séducteurs en perte de vitesse ne pouvant appâter les daurades, qu’avec une voiture de sport…

L’alcool transformait ce personnage immature en un véritable monstre, et la vie au quotidien devenait un cauchemar. Une fois dégrisé, il se confondait en excuses, au nom du droit a l’humour, derrière lequel il dissimulait une véritable perversion…

Pénélope etait devenue une femme d’affaire, et ne parlait que d’argent, comme tous les nouveaux riches sans conversation…

Article 356 du Code Civil: si les 2 concubins ne sont pas maries, celui qui adopte l’enfant devient le responsable unique. Cela signifiait que Lucie n’était plus officiellement la mère de Margot…

 

Pour vous le procurer:

En auto-édition (pour le moment :-)) format Kindle ou broché, disponible sur Amazon.fr

Format kindle
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Format broché
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