Dans l’enfer du Mannequinat , une industrie qui detruit – de Nikki DUBOSE

Si j’ai choisi ce livre, c’était pour son titre et mon gout très prononce pour l’univers de la mode, de la beauté et du mannequinat. Je m’attendais a un témoignage sur ce metier et la vie qu’il génère.

Or, pour le coup, j’ai ete tres déçue. C’est une autobiographie, celle de Nikki Dubose, qui effectivement aété mannequin, mais qui ne constitue qu’une partie infime du roman.

Je trouve même que le titre est vraiment galvaude. Il est accusateur, or a la lecture, on se rend bien compte que les problemes de la jeune femme ne sont pas lies a la mode, mais a son univers familial, et aux sévices qu’elle a subit dans sa jeunesse.

Le pitch:

Naissance en Amérique profonde, de parents amoureux. Sa mère était très belle et faisait tourner la tête des hommes. Nikki la voyait comme unedéesse et ne pensait pas lui arriver un jour a la cheville.

Rattrapée par ses vieux démons (l’alcool, la drogue) sa mère perd pied. Divorce, nouveau mec, flambeur et dominateur, la petite fille ne peut qu’assister au désastre et suivre le mouvement. Déménagement, naissance d’un petit frere qu’elle chérira et cherchera sans cesse a proteger, le tourbillon de l’enfer va commencer pour elle, jusqu’au viol, plus ou moins cautionne par ses proches.

Heureusement, elle peut se réfugier dans le giron de sa grand-mère qui sera toujours la pour elle,

En grandissant, Nikki suit les traces de sa mère en ce qui concerne ses addictions, son dégoût de soi, sa violence parfois. Sa beaute l’aide a rentrer dans une agence de mannequin, mais ses incesantes fluctuations de poids causées par sa boulimie ( elle mange a se gaver pour mieux se faire vomir, afin de masquer son manque d’amour envers elle et ses petites voix qui la rabaissent sans cesse) auront raison de sacarrière (impossible d’atteindre le niveau de Top Model avec une telle irrégularité…).

Pourtant Nikki veut d’en sortir. C’est une battante. Elle a beau prendre coup sur coup, son instinct de survie est plus fort que tout. Tout comme sa quête, incessante, d’Amour.

Mon avis:

Pour moi, le choix de titre esttrès mauvais et pas du tout représentatif du message du livre. Certes, l’opinion public « aime taper » sur l’industrie de la mode, mais dans ce cas, c’est dela récupération a mauvais escient. Je ne comprends oas ce choix de l’éditeur.

Ca ne sert pas le thème du livre qui parle d’enfance maltraitée, de boulimie, d’alcoolisme, de drogue, et des repercussions sur la famille, et la reproduction du schéma vécu.

J’ai aime que ce thème soit aborde de manière frontale, sans condescendance. J’aime le message positif que veut véhiculer et offrir l’auteure a ses lecteurs. Sa foi en Dieu, la force du pardon et de l’amour. A la fin fu livre, on n’a plusenvie de la plaindre mais au contraire, de la remercier. Quelle generosite! Quelle beauté d’âme (en plus de sa beauté plastique). Quelquesoient les épreuves, il ne faut jamais abandonner. Et si la foi en Dieu laisse indifférente certaines personnes, elle peut être remplacee par de la méditation.

Un beau témoignage sur les troubles alimentaires, la famille, l’amour.

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Haut de Gamme- de Candace Bushnell

Ce roman trainait dans ma bibliothèque depuis quelques années. J’avais essayé de le lire a plusieurs reprises mais j’avais chaque fois « lâché l’affaire » … Pas motivée, pas envie, pas dedans, …

Alors cet été, j’ai décidé de m’y remettre et de m’y tenir! Apres tout, c’était quand même écrit par l’auteure de « Sex and the city », MA série culte! Et puis il s’agissait d’une histoire dans le milieu de la mode, du cinema, de LA, des Hampton…

L’histoire en quelques mots:

Janey Wilcox est une bombe atomique. Meis cela ne l’a pas empêché de « galerer » avant de percer dans le mannequinat et décrocher, enfin!, un contrat important, valorisant et expose, celui d' »Angel » chez « Victoria Secret ».

Alors, pour la 1ere fois de sa vie, elle décroche aussi une invitation a LA réception de l’été, dans les Hampton, chez Mimi Kilroy, milliardaire connue depuis son enfance par toute l’Amérique et que Janey admirait et enviait tellement…. Réunissant tout le « gratin » du cinema, de la production et des affaires, Janey se fait un point d’honneur a lier les bonnes connaissances afin de faire decoller sa carrière, professionnelle et People.

Or, même si ca semble bien marcher au début, les coups bas a Hollywoid ne manquent pas! Les relations se font et se defont plus vite qu on ne pourrait le croire. Le poids des rumeurs est parfois lourd a porter. Mais il n’y a jamais de fumée sans feu. Pour survivre, il faut un mental d’acier, ne pas être trop a cheval sur la morale et les principes, et surtout mordre avant d etre mordue..

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Mon avis:

Honnêtement, j’ai eu du mal a rentrer dedans… Les 300 premières pages (sur 600) m’ont paru tellrment fades et dénuées d’intérêt. Mais heureusement, ca décolle au milieu du roman. Les personnages, et notamment celui de Janey, deviennent plus vrais, moins lisses, leurs qualités et et leurs travers sont plus appuyés. On découvre le passe sulfureux de Janey, et ce que certaines personnes sont capables de faire pour atteindre leurs objectifs. Le sexe, l’argent, l’argent, le sexe, …

Les ennuis commencent pour les uns et pour les autres, les coups bas pleuvent.

Il n’y a pas d’amitiés qui tiennent, c’est chacun pour sa peau, parce-que, l’objectif, c’est de garder la tête haute, garder son public et la confiance des producteurs. Les amities ne sont necessaires que pour être invite dans les bonnes fêtes et avoir une couverture médiatique.

Rien n’est vrai, tout n’est qu’ambition et paraitre.

J’ai beaucoup aime le personnage de Janey qui fait preuve d’une force d’esprit vraiment hallucinante. Tout le monde aurait craque a sa place et serait allé se faire oublier a l’autre bout du monde, bien caché. Elle NON! Elle résiste et arrive a toujours tout tourner a son aventage. Son ambition démesurée et sa surestime d’elle-même l’affuble d’un culot a tout épreuve. Rien n ´est trop beau pour elle, et surtout rien n’est impossible. A méditer… Mais chacun ses méthodes…

Extraits:

« A 18 ans, Janey avait décrété qu’elle était de ses personnes auxquelles on fait des confidences, et elle avait rapidement compris que savoir obtenir des informations etait l’essence du pouvoir…

isabelle était amicale, gentille, un vrai bonbon au miel. Une personnalité lisse et totalement dénuée d’intérêt…

La Riviera était le lieu de tous les plaisirs ou, ainsi que Janey le découvrit très vite, rien n’était plus apprécié que les jeunes et ravissantes créatures. L’intelligence n’était pas une qualité, en fait elle était plutot dédaignée. Il fallait simplement de la sophistication et ne jamais révéler ses véritables sentiments… »

20 ANS – de Claire BERTIN

Je voudrais tout d’abord dédier cette chronique à mes copines Sandra, Sophie, Caro, Nolwenn, Jess… avec qui nous avons vécu ensemble nos années facs et hôtellerie!

« 20 ans » de Claire Bertin est un pur délice, un plongeon savoureux dans l’univers de nos belles années, celles de toutes les découvertes et de tous les apprentissages.

L’histoire:

Emilie, Clara et Vanessa, 3 jeunes femmes douces et bien élévées, vont lier une amitié indestructible dès leur entrée en 1ère année de BTS tourisme.

Bien qu’elles ne se connaissaient pas d’avance, le lycée d’enseignement supérieure avec ces classes en petits collectifs est toujours propice à l’amitié, voir à l’amour. D’autant que des voyages à l’étranger se profilent dans le cadre de leurs études: la Chine et le Pérou. Un séjour de 2 semaines aux alentours des vacances de Pâques à Pékin et ses environs, dédié au tourisme, puis un de 2 mois, au Pérou à Arequina dans des familles d’accueil, dédié à l’apprentissage de leurs futurs métiers, en stage dans des agences de voyages. Tout cela, les jeunes filles devront l’organiser collectivement, en mettant en avant la cohésion d’équipe, l’entraide, le respect des goûts et libertés de chacun.

Et puis bien sûr, l’émoi et les histoires d’amour; A 20 ans, on découvre, on expérimente, on Aime pour la 1ère fois, et surtout… on ne peut s’empêcher de le partager avec les copines!!! Mais tout n’est pas toujours un long fleuve tranquille et la réalité peut être très cruelle.

Emile, clara, Vuvu, mais aussi Natacha, Bertille, Marie, Martine, Jean-Gé, Benoit, Luis, Julio, Pedro, … vont vivre des moments inoubliables lors de cette anne 2004!

Mon avis:

J’ai tellement aimé ce livre!!!! Il fait tellement écho à mes jeunes années.

Le fait que l’histoire se passe à Rennes aide un peu (beaucoup), que je connaisse bien Groix, et que j aurais adoré faire « L’école Lausanne », mais pas que… Non pas que!

C’est tellement bien écrit, limpide, accessible et piquant au coeur. D’habitude, quand j’aime un livre, je dévore, à toute vitesse, incapable de lâcher tant j’ai envie de connaître la suite;

Là j’ai savouré, step by step, petite bouchée par petite bouchée. L’histoire, j’ai presque envie de dire que je la connaissais (pas tout, fort heureusement! on n’a pas le même vécu), mais il me faisait replonger 20 ans en arrière et c’était si bon de se glisser dans cette peau de jeune femme;

J’ai adoré la description des sentiments,avec une envie de retrouver les papillons dans le ventre et de redécouvrir les émotions, les sensations.

Les voyages sont également fabuleux, réalistes. Je n’y suis jamais allée, mais ça donne vraiment envie; Les temples bouddhistes, la densité asiatique, et le Pérou… Cuzco, le Machu-Picchu, le lac Titicaca, … les souvenirs de touristes, les couleurs, les odeurs d’épices et de poissons grillés, l’anecdote des cochon-dindes grillés. Tout n’est pas rose, on le sait bien, et l’auteure n’oublie pas de le mentionner, ni de nous émouvoir face à la misère des enfants contrastant avec nos habitudes de touristes européens.

J’ai tout aimé dans ce roman: l’émancipation des filles, la solidarité, la discrétion, le respect dont elles ont su faire preuve lors des évènements très difficiles et nouveaux. Des moments graves, très graves mêmes, et pourtant elles ont toujours su être là les unes pour les autres, sans jugements, mais avant tout pour se soutenir, « récupérer un peu de la douleur de l’autre pour qu’elle souffre moins ».

Mais aussi, la chance qu’elles ont eue de vivre cela, l’évolution de jeunes femmes en adultes, aussi bien physiquement que dans leur façon de penser, de s’affirmer, de gagner en confiance en soi.

Ce temps suspendu où l’on découvre le monde du travail, l’amour, et qu’on sait que tout est possible, à nous d’écrire notre histoire… Quelle belle nostalgie…

Merci Claire Bertin de te livrer avec autant de sincérité.

Je vous recommande ce roman à 100% En plus, il vient de sortir en version papier (signe de succès), comme ça vous aurez le choix avec le numérique et plein de possibilités de le trouver.

Lisez le jusqu’au bout, et notamment les remerciements de l’auteure, on y découvrir toute sa simplicité et sa générosité (à l’image du livre) et elle n’oublie pas non plus ses lecteurs, c’est touchant et agréable!

Vivement la suite des aventures de nos héroïnes, et la découverte de nouveaux sites, plus exotiques les uns des autres.

Coffee Sex and Law – de Avril ROSE

A l’occasion de la sortie brochée du 2ème opus d’Avril Rose: « Coffee sex and law » le 28 Juin, j’ai le plaisir de vous livrer ma chronique de cette auteure que j’aime tant!

Le titre est très évocateur car la loi et le sexe se rencontrent autour du café…

Le pitch:

Zoé est une jeune femme pétillante de 26 ans. Au décès de son père, elle reprend avec entrain et énergie le coffee shop qu’il avait crée de ses mains, avec son associé  Victor, et qui représentait le projet de toute une vie pour eux et sa famille.

Entourée de ses amies, elle vit et s’amuse, en se remettant de déceptions amoureuses.

Jusqu’à l’arrivée d’un certain Liam, client assidu, à la beauté et au sex appeal un peu trop prononcés pour paraître honnête. Mais pourquoi la trouble-t-il autant?

Et qui lui en veut à ce point pour lui mettre des bâtons dans les roues?

Mon avis:

Alors que j’avais beaucoup aimé « Challenge me », je peux vous dire que j’ai ADORE « Coffee sex and law ». Avril Rose a trouvé son style et il est beaucoup plus affirmé dans ce nouveau roman.  On sent qu’elle a pris confiance en elle, en son talent, qu’elle prend du plaisir dans l’écriture. Et nous, nous prenons du plaisir à la lire!

Comme tout dans le roman tourne atour de son café, je me suis demandé où il pouvait bien être dans Paris. Difficile car peu d’indices. J’imagine un lieu branché ou tout au moins vivant, et en même temps calme, genre rue Montorgueil, rue de Levis, rue de la Gaité, dans le Marais, la Butte aux cailles, Montmartre, Batignolles? J’espère qu’Avril Rose nous en dira un peu plus.

J’ai revécu l’ambiance des coffee-shops à Londres où j’allais avec ma mère, des cafés sur la place des Lices à Rennes où j’ai passé une partie de ma 20aine entourée de mes meilleures copines, à  retrouver l’ambiance du Starbucks fréquenté par Carrie Bradshaw dans « Sex and the city ». Ce roman est une bombe, version française des « Beautiful People », ‘Beautiful Bastard », … Si comme moi vous aimez ces références, vous allez adorer « Coffee Sex and Law ».

Avez-vous un Liam dans votre entourage pour faire monter la température?

En tout cas, ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est que ce n’est pas une histoire à l’eau de rose, tout miel, tout sucre. It’s girly but not candy!… On a toutes vécu ces quiproquos, mauvaises coincidences, … et on peut toutes s’identifier. Et si en plus la mafia s’en mêle…

A lire, relire, offrir, conseiller, partager!

Sortie: le 22 Novembre 2017 aux éditions Addictives, version e-book.

Et comme le succès d’Avril Rose ne fait que croître, « Challenge me » est déjà sorti en version brochée le 4 Janvier 2018. Un talent est né! Et retrouvez ma chronique de son dernier en date: « Sienna, me venger de lui » sur ce blog.

 

Un portable, un chat roux et un inconnu – d’Aurore Chatras

Après 3 romans (« les Autruches« , « Sienna, me venger de lui » et « Margot ») traitant de sujets difficiles: la violence faite aux femmes et les pervers narcissiques, il me fallait absolument m’orienter vers un roman plus léger et plus fun;  j’étais sûre de trouver mon bonheur avec « Un portable, un chat roux, et un inconnu »i. C’est pourquoi aujourd’hui, on change radicalement de style, et je vous propose de découvrir un roman fiction-fantasy, catégorisé #romance par son éditeur.

J’ai choisi ce livre parce-que j’adore la ligne éditoriale de Alter Real Editions; qui est de proposer des: livres dans lesquels les animaux – réels ou imaginaires – jouent un rôle, au premier ou au second plan.

Et aussi, parce-que le titre était plutôt attirant: « Un portable, un chat roux, un inconnu »: le package complet de la femme moderne.

Sauf que dans ce livre, l’auteure : Aurore Chatras, casse les codes et les dissocient dans un 1er temps, pour les faire entrer chacun progressivement dans le vie de la pétillante Mdeleine/Maddie Nova. Effectivement, Archi, son chat roux est arrivé par hasard dans sa vie et n’était pas spécialement attendu. Le portable non plus. Maddie n’étant pas geek, et ne souhaitant pas débourser des fortunes pour un appareil à l’utilité basique (appels et SMS), le tout nouveau « Glitter » n’aurait eu aucune raison d’être en sa possession, s’il n’avait pas été question de décrocher un rencard auprès du séduisant et séducteur Stéphane, tombeur de ces dames…

Quant à l’inconnu… et bien oui, qui est-il ce fameux inconnu qui apparait sans arrêt sur les photos de Maddie, alors que matériellement il n’est pas là, elle ne l’a jamais vu, et ne le connait pas.

Un mystère à élucider, car non seulement elle n’y voit aucune explication plausible, mais aussi mine de rien, la flèche de Cupidon commence sérieusement à se faire sentir.

Mon avis:

C’est un livre frais, girly, hyper agréable à lire. le style est léger et bien travaillé, tout ce dont on a besoin quand le moral n’est pas au beau fixe;Maddie est une jeune femme attachante, à laquelle on peut facilement s’identifier et qu’on aimerait avoir comme amie. Ce n’était pas la star du lycée, ni celle de la famille, elle est même plutôt gaffeuse et empotée (genre boulet) dans certaines situations. Et ça nous fait du bien, ça nous rassure, ça nous décomplexe et nous libère… Le lâcher-prise!!! notre quête du Graal à tous!

Même si l’histoire est totalement irréaliste, on se prend au jeu, et on dévore les pages. On a hâte de connaître le dénouement!!! Qui est ce garçon? Comment est-il entré dans le téléphone? cherche-t-il à communiquer avec elle, genre « Ghost »? Archi est-il le « crapeau qui va se transformer en Prince charmant »?;;; etc, etc…

Je vous le dis, tout un tas de questions et d’hypothèses va vous passer par la tête…

Les personnages sont supers, ils ont leurs caractères bien affirmés: entre Stéphie (la soeur), la mère déjantée, Sonia sa voisine et meilleure amie, Stéphane le tombeur, Mélanie la bonne collègue collègue, Archi son chat moche et méchant que personne n’aime … on se verrait bien faire partie de cette petite bande. L’histoire se passe à Toulouse, mais on pourrait facilement la transposer dans une série américaine, tous les codes y sont! Et c’est d’autant plus sympa.

J’ai beaucoup aimé l’idée de la check-list de tous les actes manqués, pour réparer le cours de l’histoire et se donner les moyens d’être acteur de sa vie.

Un vrai coup de coeur pour ce roman de 195 pages, qui se « boit comme du petit lait ».

Tous mes encouragements à son auteure: Aurore Chatras et à sa maison d’édition « Alter réal » pour continuer à nous livrer des oeuvres qui nous font du bien et nous transportent ailleurs. Et puis les animaux qui ont du pouvoir, moi, j’ADORE!!

Un petit souvenir de cette lecture:

« il est temps pour moi de passer a la face B de ma journée: devenir une vraie femme d’affaire en jupe et talons hauts… ».chat

MARGOT – de Stéphanie Lucie MAINAZON

imageJ’ai découvert ce roman via Facebook, alors que son auteure, Stéphanie Lucie Mainazon en faisait la promotion. j’ai tout de suite été séduite par la description qu’elle en faisait et je n’ai pu résister à la tentation de la contacter pour qu’elle m’en parle davantage.J’ai bien compris toute la souffrance qu’elle avait traversée et c’est emplie de toutes ces sensations que j’ai commencé la lecture de ce roman autobiographique.

4ème de couverture qui m’a vraiment attirée:

Lucie croit avoir vécu le pire. Son amour de jeunesse la quitte au bout de 13 ans, elle n’a que 30 ans, le père biologique de sa fille l’abandonne dès la conception de sa fille, sa mère, son père et sa soeur décèdent successivement, elle n’est pas au bout de ses surprises ; Le diable fait irruption dans sa vie, s’impose et marque son territoire. Ce sera pour elle et sa fille un long calvaire et un combat sans merci.

L’Histoire:

Alors qu’elle vient de perdre ses parents et sa soeur adorée, que le père de sa fille a fui ses responsabilités avant même sa naissance, Lucie se retrouve bien seule, même s’il lui reste sa soeur Fabiola, mais avec laquelle elle a moins d’affinités.

C’est alors qu’elle fait la connaissance de Markus, notable sur le déclin, mais présentant tous les atouts pour apporter bonheur et amour …  Pas vraiment amoureuse, Lucie va décider de quitter Paris pour le rejoindre dans le Tarn, afin d’offrir à Margot, une vie calme et sereine, idéale pour le développement d’un enfant.

Passés les premiers émois, le naturel revient au galop, et c’est seulement à ce moment là, que l’on découvre la vraie personnalité de son conjoint. Il est souvent bien trop tard. Comment imaginer que cet homme, bien sous tous rapports, ait pu être aussi fourbe et pervers? S’en suis alors la découverte du profil du pervers-narcissique.

Ce que j’en ai pensé.

A l’heure de « Me too » et influencée de mes 2 précédentes lectures (chroniques disponibles sur le blog), je m’attendais à découvrir une nouvelle fois, un détraqué violent physiquement et sexuellement.

Finalement, la violence était toute autre. Psychologique, bien plus subtile, mais tout autant nuisible.

Ecrit d’un seul jet: pas de partie, pas de chapitre, à peine quelques paragraphes, on sent la volonté de son auteur, de l’expulser au plus vite, de s’en débarrasser et de s’en affranchir, de passer à autre chose.

« Margot » est la fille de Lucie, la narratrice de l’histoire. Avec beaucoup de recul, elle relate des faits très durs et cette distance témoigne une protection pour ne pas se laisser happer par la violence morale terrible, qu’elles ont vécue… ». Margot représente tout pour Lucie, sa fille chérie. C’est une mère aimante attentionnée, qui ne vit que pour le bonheur et l’épanouissement de la petite. pour elle, elle endurera le sadisme de Markus, mais saura se défendre bec et ongles pour sauver ses intérêts, la sortir du foyer dans lequel elle sera placée et retrouver son statut de mère. Heureusement, la justice « divine » ou humaine a raison des mauvais.

Cepedant, il n’y a pas que du pathos dans ce roman, on décoche quelques sourires. Car même si Lucie doit se montrer très forte pour affronter les foudres de son tortionnaire, elle ne se gêne pas pour le défier, et lui faire des mauvaises blagues (la caricature sur le menu, l’enfermer dehors nu, alors qu’ils sont en séjour chez des amis… ). Elle sait qu’elle va en payer le prix fort, mais elle n’hésite pas à se faire plaisir.

Ce qui est étonnant dans ce roman, c’est que malgré toute cette violence latente et ce harcèlement moral, Lucie, la victime n’exprime aucune haine ni rancoeur, elle maîtrise son calme avec un aplomb incroyable!

Quelques extraits:

C’est dans le travail que l’homme se sauve de sa condition de pêcheur… Ou dans l’amour a prodiguer…

Ce qui distinguait Krapowski , c’était son brushing agrémenté d’un accroche-coeur suranné, celui des séducteurs en perte de vitesse ne pouvant appâter les daurades, qu’avec une voiture de sport…

L’alcool transformait ce personnage immature en un véritable monstre, et la vie au quotidien devenait un cauchemar. Une fois dégrisé, il se confondait en excuses, au nom du droit a l’humour, derrière lequel il dissimulait une véritable perversion…

Pénélope etait devenue une femme d’affaire, et ne parlait que d’argent, comme tous les nouveaux riches sans conversation…

Article 356 du Code Civil: si les 2 concubins ne sont pas maries, celui qui adopte l’enfant devient le responsable unique. Cela signifiait que Lucie n’était plus officiellement la mère de Margot…

 

Pour vous le procurer:

En auto-édition (pour le moment :-)) format Kindle ou broché, disponible sur Amazon.fr

Format kindle
https://lc.cx/PvPJ

Format broché
http://amzn.to/2pdVoJc

 

SIENNA, Me venger de lui – d’Avril Rose , Editions Addictives

 

Le voilà! Le tout nouveau et 3ème opus d’Avril Rose est sur le point de sortir (26 Mai 2018).

J’ai eu la chance de pouvoir le lire en avant-première, et pour cela, je tenais vraiment à remercier sincèrement Avril rose (mon auteure « coup de coeur » depuis le début de sa carrière littéraire) ainsi que Carole et  son équipe des Editions Addictives »;

L’histoire:

Sienna est une jeune femme, belle et intelligente, qui avait tout pour réussir. Malheureusement, elle  tombe amoureuse du mauvais prince charmant, et cela va entraîner sa chute. Victime de maltraitance, battue, souillée, humiliée, Sienna n’aura d’autre choix que de se défendre et cette initiative la mènera tout droit en prison. C’est là, qu’elle va se reconstruire, physiquement, psychiquement, avec pour seul leitmotiv: la vengeance. Bonne ou mauvaise conseillère? En tout cas, une sérieuse bouée à laquelle se raccrocher.

Isolée à l’extrême en prison, elle ne bénéficie que d’entrevues hebdomadaires par sa visiteuse de prison, sa chère Patty. Malheureusement, elle va devoir cesser subitement son activité et le monde s’écroule pour Sienna, qui s’isole encore plus. Le remplaçant de Patty, Hélios, pour lequel elle ressent une antipathie visiblement partagée,semble ambivalent? Est-il là pour de bonnes raisons? va-t-il l’aider à s’en sortir? selon les codes qu’elle s’est fixés?

Une question nous taraude… qui est cet Hélios? Un ange gardien ou un démon? Son attitude est pour le moins étrange… et « Miller » (« ne m’appelle pas comme ça »), n’est-elle pas habituée à tomber sur les mauvaises personnes?

Ce que j’en ai pensé:

Comment ne pas être pleine d’empathie envers cette femme, et toutes les femmes qu’elle représente? Comment ne pas se dire que cela aurait pu être nous? On peut toutes succomber au parfait prince charmant et ne pas oser le quitter (si tant est que ce soit possible) quand on découvre le pot-aux-roses.

L’histoire de Sienna est bouleversante et tellement réaliste. La peur du bourreau, comment y échapper? comment faire pour survivre? le changer, le faire revenir à la raison? comprendre que c’est impossible, tenter le tout pour le tout pour sauver sa peau, réaliser qu’elle se sera jamais en paix, qu’elle sera traquée, où qu’elle soit.

Et cette injustice, tellement ubuesque, où la victime se transforme en coupable. Combien de femmes battues ont fini en prison pour avoir commis ou tenter de commettre un homicide sur leur tortionnaire.

Mais heureusement, ce livre est aussi et surtout un roman, et au milieu du noir le plus total, la petite lumière se profile.

Bien sûr, il y est question d’une belle histoire d’amour, et Avril Rose est très douée pour nous faire vivre et ressentir les « petits papillons dans le bas-ventre » comme les éprouvent ses personnages.

Toutefois, ce n’est pas aussi simple, et cela signe une nouveauté dans le style de l’auteure, plus engagée, sur des causes difficiles comme la violence faite aux femmes, les femmes battues, la perte d’un enfant. Il faut du cran pour s’attaquer un tel sujet, il faut se documenter, faire des rencontres, passer du temps avec les victimes, et leur rendre hommage avec force et humilité, comme c’est le cas ici.

Sienna, est une femme forte, très forte, qui s’est battue, avec ses armes, son intelligence et son désir de vengeance, pour surmonter les épreuves de la prison et de l’injustice. Cette femme est un exemple et je suis contente de l’avoir découverte au travers de ce roman. Elle donne de la force. En pleine mutation des moeurs suite à l’affaire Weinstein, un roman aussi puissant est le bienvenu, pour faire connaitre le problème dans toute son étendue, et toucher un maximum de monde;

Dans ce roman, Avril Rose reprend aussi un thème qui semble lui tenir à coeur: la manipulation par l’argent, et le fait de se retrouver au-dessus des lois moyennant une jolie enveloppe (cf: « Coffee sex and law »). Et elle prend bien garde à chaque fois, de faire triompher la justice morale. Est-ce aussi faisable dans la vraie vie?

Je suis certaine que « Sienna » connaîtra tout le succès qu’il mérite. Bravo Avril Rose pour ce beau roman, qui parle aux femmes, à toutes les femmes (concernées ou non, de près ou de loin), qui incite à ‘ouvrir les yeux, et donne envie d’aider. Un roman qui émeut, qui perturbe, qui déstabilise. J’ai vraiment verser des larmes à la fin, et j’ai eu du mal à le quitter  Il marque un tournant dans la carrière de l’auteure, qui nous prend au dépourvu,  pour notre plus grand plaisir. J’attends le prochain avec impatience

Petits extraits pertinents:

« Un présent est inconcevable lorsqu’on est encore tourné vers le passé…

Je m’efforce de deviner le ciel bleu derrière les nuages noirs. Il est juste là, j’en suis sûre, et je dois me débattre pour dégager ces foutus cumulus. J’y arriverai, il ne peut pas en être autrement. Sinon, autant me flinguer tout de suite, non?

on ne peut pas aider quelqu’un qui ne veut pas d’aide… »