Dans l’enfer du Mannequinat , une industrie qui detruit – de Nikki DUBOSE

Si j’ai choisi ce livre, c’était pour son titre et mon gout très prononce pour l’univers de la mode, de la beauté et du mannequinat. Je m’attendais a un témoignage sur ce metier et la vie qu’il génère.

Or, pour le coup, j’ai ete tres déçue. C’est une autobiographie, celle de Nikki Dubose, qui effectivement aété mannequin, mais qui ne constitue qu’une partie infime du roman.

Je trouve même que le titre est vraiment galvaude. Il est accusateur, or a la lecture, on se rend bien compte que les problemes de la jeune femme ne sont pas lies a la mode, mais a son univers familial, et aux sévices qu’elle a subit dans sa jeunesse.

Le pitch:

Naissance en Amérique profonde, de parents amoureux. Sa mère était très belle et faisait tourner la tête des hommes. Nikki la voyait comme unedéesse et ne pensait pas lui arriver un jour a la cheville.

Rattrapée par ses vieux démons (l’alcool, la drogue) sa mère perd pied. Divorce, nouveau mec, flambeur et dominateur, la petite fille ne peut qu’assister au désastre et suivre le mouvement. Déménagement, naissance d’un petit frere qu’elle chérira et cherchera sans cesse a proteger, le tourbillon de l’enfer va commencer pour elle, jusqu’au viol, plus ou moins cautionne par ses proches.

Heureusement, elle peut se réfugier dans le giron de sa grand-mère qui sera toujours la pour elle,

En grandissant, Nikki suit les traces de sa mère en ce qui concerne ses addictions, son dégoût de soi, sa violence parfois. Sa beaute l’aide a rentrer dans une agence de mannequin, mais ses incesantes fluctuations de poids causées par sa boulimie ( elle mange a se gaver pour mieux se faire vomir, afin de masquer son manque d’amour envers elle et ses petites voix qui la rabaissent sans cesse) auront raison de sacarrière (impossible d’atteindre le niveau de Top Model avec une telle irrégularité…).

Pourtant Nikki veut d’en sortir. C’est une battante. Elle a beau prendre coup sur coup, son instinct de survie est plus fort que tout. Tout comme sa quête, incessante, d’Amour.

Mon avis:

Pour moi, le choix de titre esttrès mauvais et pas du tout représentatif du message du livre. Certes, l’opinion public « aime taper » sur l’industrie de la mode, mais dans ce cas, c’est dela récupération a mauvais escient. Je ne comprends oas ce choix de l’éditeur.

Ca ne sert pas le thème du livre qui parle d’enfance maltraitée, de boulimie, d’alcoolisme, de drogue, et des repercussions sur la famille, et la reproduction du schéma vécu.

J’ai aime que ce thème soit aborde de manière frontale, sans condescendance. J’aime le message positif que veut véhiculer et offrir l’auteure a ses lecteurs. Sa foi en Dieu, la force du pardon et de l’amour. A la fin fu livre, on n’a plusenvie de la plaindre mais au contraire, de la remercier. Quelle generosite! Quelle beauté d’âme (en plus de sa beauté plastique). Quelquesoient les épreuves, il ne faut jamais abandonner. Et si la foi en Dieu laisse indifférente certaines personnes, elle peut être remplacee par de la méditation.

Un beau témoignage sur les troubles alimentaires, la famille, l’amour.

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Haut de Gamme- de Candace Bushnell

Ce roman trainait dans ma bibliothèque depuis quelques années. J’avais essayé de le lire a plusieurs reprises mais j’avais chaque fois « lâché l’affaire » … Pas motivée, pas envie, pas dedans, …

Alors cet été, j’ai décidé de m’y remettre et de m’y tenir! Apres tout, c’était quand même écrit par l’auteure de « Sex and the city », MA série culte! Et puis il s’agissait d’une histoire dans le milieu de la mode, du cinema, de LA, des Hampton…

L’histoire en quelques mots:

Janey Wilcox est une bombe atomique. Meis cela ne l’a pas empêché de « galerer » avant de percer dans le mannequinat et décrocher, enfin!, un contrat important, valorisant et expose, celui d' »Angel » chez « Victoria Secret ».

Alors, pour la 1ere fois de sa vie, elle décroche aussi une invitation a LA réception de l’été, dans les Hampton, chez Mimi Kilroy, milliardaire connue depuis son enfance par toute l’Amérique et que Janey admirait et enviait tellement…. Réunissant tout le « gratin » du cinema, de la production et des affaires, Janey se fait un point d’honneur a lier les bonnes connaissances afin de faire decoller sa carrière, professionnelle et People.

Or, même si ca semble bien marcher au début, les coups bas a Hollywoid ne manquent pas! Les relations se font et se defont plus vite qu on ne pourrait le croire. Le poids des rumeurs est parfois lourd a porter. Mais il n’y a jamais de fumée sans feu. Pour survivre, il faut un mental d’acier, ne pas être trop a cheval sur la morale et les principes, et surtout mordre avant d etre mordue..

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Mon avis:

Honnêtement, j’ai eu du mal a rentrer dedans… Les 300 premières pages (sur 600) m’ont paru tellrment fades et dénuées d’intérêt. Mais heureusement, ca décolle au milieu du roman. Les personnages, et notamment celui de Janey, deviennent plus vrais, moins lisses, leurs qualités et et leurs travers sont plus appuyés. On découvre le passe sulfureux de Janey, et ce que certaines personnes sont capables de faire pour atteindre leurs objectifs. Le sexe, l’argent, l’argent, le sexe, …

Les ennuis commencent pour les uns et pour les autres, les coups bas pleuvent.

Il n’y a pas d’amitiés qui tiennent, c’est chacun pour sa peau, parce-que, l’objectif, c’est de garder la tête haute, garder son public et la confiance des producteurs. Les amities ne sont necessaires que pour être invite dans les bonnes fêtes et avoir une couverture médiatique.

Rien n’est vrai, tout n’est qu’ambition et paraitre.

J’ai beaucoup aime le personnage de Janey qui fait preuve d’une force d’esprit vraiment hallucinante. Tout le monde aurait craque a sa place et serait allé se faire oublier a l’autre bout du monde, bien caché. Elle NON! Elle résiste et arrive a toujours tout tourner a son aventage. Son ambition démesurée et sa surestime d’elle-même l’affuble d’un culot a tout épreuve. Rien n ´est trop beau pour elle, et surtout rien n’est impossible. A méditer… Mais chacun ses méthodes…

Extraits:

« A 18 ans, Janey avait décrété qu’elle était de ses personnes auxquelles on fait des confidences, et elle avait rapidement compris que savoir obtenir des informations etait l’essence du pouvoir…

isabelle était amicale, gentille, un vrai bonbon au miel. Une personnalité lisse et totalement dénuée d’intérêt…

La Riviera était le lieu de tous les plaisirs ou, ainsi que Janey le découvrit très vite, rien n’était plus apprécié que les jeunes et ravissantes créatures. L’intelligence n’était pas une qualité, en fait elle était plutot dédaignée. Il fallait simplement de la sophistication et ne jamais révéler ses véritables sentiments… »

Jamais assez maigre – de Victoire Maçon-Dauxerre

Dans ce « journal d’un top model », Victoire (l’héroïne) nous fait vivre pas à pas son entrée et son parcours dans le monde du mannequinat.

Schéma classique: casting sauvage en plein Paris alors qu’elle fait les boutiques avec sa mère. Elle ne sait pas trp si elle en a envie, mais c’est pour « Elite » quand même et ses parents sont à fond derrière elle. Tests polas, cours de marche, régime drastique (il faut passer de la taille 38 à 32 en 3 mois) pour accéder aux castings de la fashion-week de New-York. Victoire réussit tout jusqu’ici, elle en veut, elle a la niaque, elle découvre. C’est le début de la gloire… Puis fashion-week de Milan, et là, ce n’est pas la même histoire. Moins de castings, personnels et créateurs beaucoup moins prévenants, Victoire s’ennuie et a le temps de réfléchir. Elle veut tout laisser tomber, mais ses parents l’encouragent et ne veulent pas qu’elle abandonne .La fashion-week de Paris lui remontera le moral. Mais c’est la fin de la saison des défilés.

Vient ensuite la saison morte, celle des shootings aux 4 coins du monde. Victoire craque. Elle en a marre d’être prise pour une tringle écervelée. La belle, gentille et éduquée jeune femme qu’elle était devient agressive et fait des caprices de star. Son rapport à la nourriture devient anarchique. Elle qui tenait le cap avec 3 pommes par jour se met à gloutonner. Elle perd pied!! Ce sera la descente aux enfers.

On sait depuis longtemps que l’univers de la mode est difficile et hostile, c’est confirmé ici aussi! La solitude au milieu d’un entourage important et dithyrambique « par habitude ». Dans ce récit, la beauté tourne uniquement autour de la maigreur, rien sur les autres critères de beauté (qualité de la peau, pas de cernes, cheveux et ongles, …) comme si ce n’avait pas d’importance.

On y voit les effets ravageurs du manque de nourriture sur le cerveau et les comportements que ça induit. Victoire a eu de la chance, mais pas toutes les mannequins qu’elle a croisé dans sa courte carrière.

Livre intéressant sur le monde de la mode, mais ne donne pas envie d’encourager ses filles sur cette voie, même si le luxe et l’argent qui y règnent peuvent sembler très attirants.

Profession: MANNEQUIN – Inès de la Fressange

Ines, tout le monde la connaît, et tout le monde l’adore! Icône de la mode, elle a révolutionné l industrie et dépoussiérer les codes. Dans ce récit autobiographique, elle revient sur son parcours, de sa naissance à ses 45 ans. Sans triche, sans fard, avec beaucoup d humour et d humilité!

La grande sœur, la meilleure copine, la boss qu adorerait avoir.

Itinéraire d une enfant gâtée par la mode.

Petit résumé des meilleures feuilles (clin d œil au logo de sa marque):

« le samedi soir, mes parents organisaient de grandes tablées où se côtoyaient des gens comme lady Bigoudi, coiffeuse à St-Tropez, et Jacques Lacan… J entendais parler de Patou, Balmain, Nina Ricci. Pas de Chanel qui s adressait à des femmes plus intellectuelles, non à des bourgeoises mondaines… On sent instinctivement qu on n’a pas son mot à dire. Ç est un peu étrange d avoir à se mettre tout de suite en petite culotte devant des gens qu on n’a jamais vus… On a l impression d être la seule à compter alors que la lumière, le fond, la proportion, le cadrage font aussi la photo… Les filles qu on voyait dans les magazines ne défilaient jamais. Ç était plutôt mieux de faire des photos dans les magazines et défiler avait un côté désuet. Ç est Jerry Hall qui a commencé à faire les 2. Dans l esprit de Jean-Jacques Picart j étais la Parisienne, avec son humour et son franc-parler. D après lui j avais un côté aristocratique dégingandé, j incarnais l élégance française… Je ne veux pas paraître médisante mais on ne sait pas pourquoi il y en a une qui sort du lot. Je sortais du lot pas parce que j étais mieux, mais parce que j étais différente. .. Le déclin dans la culture grecque a commencé à partir du moment où est apparu le regard. Or un visage dans regard est un visage sans expression, glace, irréel. La beauté est donc liée à la divinité, au tragique, à la tristesse… Popy Mireni était connue pour ses collerettes. Elle faisait beaucoup de vêtements inspirés de Pierrot et de la Comedia dem Arte…sous mes yeux je suis un peu gonflée. On peut tricher avec le maquillage: il faut dessiner un trait noir pour effacer le côté bombe. Si l on fait disparaître cette petite poche sous l œil, je suis contente, mais la photo est beaucoup plus forte du, justement, on la voit…  J avais vraiment une admiration pour le personnage (Karl). Il est surdoué, rigolo et très intelligent… J ai compris par la suite qu il fallait toujours rester dans la légèreté, ne pas trop en faire, ne pas faire trop d interprétations, ne rien révéler… Ce n est pas le travail qu’on admire, Ç est la chance, l aura, la grâce, le charisme…. Ce qui marchait, c est ce qui me plaisait vraiment. J aimais mélanger des formes très sportives avec des matures sophistiquées… ».

Le défilé des vanités – de Cécile SEPULCHRE

Bienvenue dans le monde des magazines mode, et de l’univers impitoyable du microcosme!

Le roman déambule dans la rédaction de « Luxe addict », un des deux plus gros magazines luxe (cf: Vogue vs L’Officiel).Des portraits tirés au couteau entre Queen la directrice (sorte de Miranda du « Diable s’habille en Prada »), Elisabeth sa fidèle rédac’ chef travailleuse et honnête (pas un avantage dans ce métier) sur le décin, Raphael le dir’ artistique (spécialiste des coups bas), Bille (la perle des assistantes), Victoire, Agathe, Ombeline: rédactrices, journalistes, pigistes, … et et, et, la stagiaire arriviste, culottée, qui n’hésite pas à donner de son corps et ravage tout sur son passage: Marine de Rubempré (ou plutôt Martine Pouelzoc).

Un récit de l’ascension sociale vertigineuse d’une parfaite inconnue, débarquée fraîchement de sa Bretagne pour conquérir l’univers de la mode, quitte à créer de nombreux dommages collatéraux. Mais il y a une justice, même dans ce milieu, et les plus travailleuses, respectueuses et fidèles sortiront leur épingle du jeu!

Sans être fan des « Happy ends », je dois dire que j’a aimé celle-ci car elle est pleine d’espoir.

Entre la fashion week et ses codes hiérarchiques quant aux placements devant le catwalk, les shootings aux 4 coins du monde dans des décors des plus paradisiaques, les plus belles pièces de créateurs prêtés ou accessiibles à des prix dérisoires lors des soldes presse, les invitations aux soirées et cocktails quotidiens, la fréquentation des people, … ce milieu a tout pour plaire et attirer l’oeil par ses nombreuses paillettes… Mais l’envers du décor est inversement proportionnel en matière de trahisons, de sabotage, et d’efforts physiques. Il faut être beau, souple, et en même temps tellement imposant!!!

Un condensé rien que pour vous de citations qui vous permettront d’avoir toutes les cartes en main pour aborder le « microcosme »:

« On vient de découvrir que l’émotion que procure la beauté fait grimper le taux de sérotonine dans l’organisme… La mode aide aussi la presse à résister à la crise. En préférant les journaux gratuits sur le web, le public va finir par priver la presse des moyens d’assumer son indépendance… Le vrai style consiste à cacher les moyens, et non à les exhiber… La planète mode se divise en deux espèces fort différentes. Cet univers est régi entre le visuel et l’écrit… La connaissance de l’art dans cet univers est l’ultime marqueur social et un minimum de vernis reste requis. « L »homme impoli est le lépreux du monde fashionable » les responsables des grandes griffes ont retenu cette maxime de Balzac et exigeaient de leurs équipes un savoir-vivre irréprochable… Peut-être était-elle trop timide pour cet univers qui offrait beaucoup plus d’opportunités aux égo surdimensionnés… Si je ne veux pas moisir ad vitam dans un poste d’assistante, je dois apprendre à nager plus vite qu’elles car ces chipies ne me feront pas de cadeaux. Je ne viens pas de leur milieu, je n’ai presque pas de réseau, pas tous les codes. Si en plus je n’ai pas d’argent, je ne m’en sortirai jamais. L’honnêteté , c’est bon pour les riches…Une bonne attaché de presse doit connaitre toutes les inimitiés opposant les membres des rédactions sous peine de coups de griffes intempestifs et de crêpage de chignons… Il faut toujours être conscient que l’on est aimée pour son titre et oubliée dès qu’on le perd ».

Un roman assez réaliste de l’univers (mot qui revient très souvent dans le livre, et également  « microcosme ») de la mode et des rédactions. Fascinant et déroutant.

Les Autruches – de Marie-Amélie Chéreau

L’histoire:

Camille est une jeune femme brillante, moderne, working-girl, bien mariée, amoureuse, qui évolue dans le luxe et la high society; « issue du milieu bourgeois 16è parisien neuilléen » comme elle le décrit elle-même.

Pourtant, alors que tout lui réussit, Camille est victime d’un violent burn-out, et doit inexorablement lever le pied. Les arrêts maladie se succèdent, sa santé (psychique et physique) se détériore. Camille va devoir réaliser un travail d’introspection intense. Des souvenirs, « pas beaux à voir », vont resurgir, se révéler et soulever toute une montagne de colère, d’injustices, de remise en question. Elle n’est jamais tranquille: un mal-être au quotidien, et pas moyen de s’évader dans le sommeil, celui-ci est truffé de cauchemars.

Pour compenser et survivre,( tout comme un bon nombre de femmes face aux problèmes), c’est dans la nourriture qu’elle va trouver refuge. S’en suit le cercle vicieux de l’anorexie, la boulimie, l’alcool… avoir mal au corps pour ne plus avoir mal à l’âme.

Et ce n’est pas sans conséquence: isolement, scission avec la famille, impossibilité de tomber enceinte, autodestruction. Le chemin va être long et difficile.

Ce que j’en ai pensé:

Ce roman se veut autobiographique (pour tout ou partie?), aussi je ne peux qu’éprouver énormément de compassion pour sa jeune auteure, Marie-Amélie Chéreau.

Quel gâchis! Tout cela au nom de la dignité et des apparences. L’image de la famille a pris le dessus et Camille est un dommage collatéral. Ce roman nous ramène à la réalité, nous sommes très vulnérables. La boulimie est un sujet que je connais bien et j’ai revécu tellement de sensations à la lecture de certains passages. L’anorexie et l’alcoolisme mondain y sont également très bien décrits et expliqués. Sans oublier bien-sûr, le nerf de la guerre: son viol.

Fluide et bien écrit, bourré de références littéraires, des citations, il m’a permis de mieux découvrir la médecine chinoise et la philosophie asiatique pour lesquelles j’ai vraiment envie d’approfondir mes connaissances J’ai également adoré les anecdotes des grenouilles, notamment celle de la crème qui se transforme en beurre, belle leçon de vie et de courage.

J’ai beaucoup d’admiration pour Camille, car elle a su trouver tellement de courage et de détermination pour mener ce combat, le résultat est tellement apaisé!  Le prix à payer a été très lourd; faire le deuil de tout cela. Heureusement, elle a la chance d’avoir à ses côtés un mari précieux, altruiste et généreux (dommage qu’il soit autant absent). Ses amies ont l’air géniales et on aurait bien envie aussi de les rencontrer.

On voyage beaucoup dans ce roman, on aperçoit des paysages, des modes de vie, c’est intéressant de partager les rituels d’expats’ à Hong-Kong et Munich.

J’ai également apprécié d’échapper au traditionnel package happy-end, ce qui en fait un roman encore plus fort et crédible.

Pour finir, l’auteure nous offre une large bibliographie d’oeuvres psychologiques sur les troubles du comportement. Une vraie richesse si l’on considère que ce sont des ouvrages sur lesquels elle s’est appuyée pour sortir de sa spirale infernale.

Anecdote: je n’arrive pas a croire que l’auteure, si fashion, si femme, si classe… ne porte pas systématiquement des sous-vêtements coordonnés!!! Marie-Amélie Chéreau, fashion-police a envie de te dire: « plus jamais ça!! » 🙂

Quelques extraits:

« Je m’étais crée ma propre règles des 4P: pouvoir/ plaisir/ passion/ et pugnacité; Mon motto était : « abandonner n’est pas une option »…

Qu’est-ce que tu crois? 90% des hommes ne pensent qu’à baiser, à l’argent et au pouvoir. La sainte-trinité mâle…

Plus rien n’avait d’importance si ce n’est sentir la nourriture dans ma bouche, le vin dans ma gorge. Manger. Boire. et encore manger, encore boire. Sensations intenses, plaisirs extrêmes, à la limite de l’orgasme…

La science et la médecine sont encore très loin d’avoir découvert tous les secrets du cerveau, et surtout les interactions qu’il existe entre le corps, l’esprit et la conscience. Le pouvoir que les pensées peuvent avoir sur la physique et la façon dont le cerveau transforme les émotions en molécules…  

Elle résistait à cette tendance de « gossiping » permanent qui constituait l’activité principale des femmes d’expat’ sans job à Hong-Kong…

Il est impossible de tout contrôler. Il faut lâcher prise. Accepter vos émotions,. N’ayez plus peur. L’obsession sur le contrôle d’un poids trop bas et irréaliste nourrit votre pulsion destructrice…