Haut de Gamme- de Candace Bushnell

Ce roman trainait dans ma bibliothèque depuis quelques années. J’avais essayé de le lire a plusieurs reprises mais j’avais chaque fois « lâché l’affaire » … Pas motivée, pas envie, pas dedans, …

Alors cet été, j’ai décidé de m’y remettre et de m’y tenir! Apres tout, c’était quand même écrit par l’auteure de « Sex and the city », MA série culte! Et puis il s’agissait d’une histoire dans le milieu de la mode, du cinema, de LA, des Hampton…

L’histoire en quelques mots:

Janey Wilcox est une bombe atomique. Meis cela ne l’a pas empêché de « galerer » avant de percer dans le mannequinat et décrocher, enfin!, un contrat important, valorisant et expose, celui d' »Angel » chez « Victoria Secret ».

Alors, pour la 1ere fois de sa vie, elle décroche aussi une invitation a LA réception de l’été, dans les Hampton, chez Mimi Kilroy, milliardaire connue depuis son enfance par toute l’Amérique et que Janey admirait et enviait tellement…. Réunissant tout le « gratin » du cinema, de la production et des affaires, Janey se fait un point d’honneur a lier les bonnes connaissances afin de faire decoller sa carrière, professionnelle et People.

Or, même si ca semble bien marcher au début, les coups bas a Hollywoid ne manquent pas! Les relations se font et se defont plus vite qu on ne pourrait le croire. Le poids des rumeurs est parfois lourd a porter. Mais il n’y a jamais de fumée sans feu. Pour survivre, il faut un mental d’acier, ne pas être trop a cheval sur la morale et les principes, et surtout mordre avant d etre mordue..

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Mon avis:

Honnêtement, j’ai eu du mal a rentrer dedans… Les 300 premières pages (sur 600) m’ont paru tellrment fades et dénuées d’intérêt. Mais heureusement, ca décolle au milieu du roman. Les personnages, et notamment celui de Janey, deviennent plus vrais, moins lisses, leurs qualités et et leurs travers sont plus appuyés. On découvre le passe sulfureux de Janey, et ce que certaines personnes sont capables de faire pour atteindre leurs objectifs. Le sexe, l’argent, l’argent, le sexe, …

Les ennuis commencent pour les uns et pour les autres, les coups bas pleuvent.

Il n’y a pas d’amitiés qui tiennent, c’est chacun pour sa peau, parce-que, l’objectif, c’est de garder la tête haute, garder son public et la confiance des producteurs. Les amities ne sont necessaires que pour être invite dans les bonnes fêtes et avoir une couverture médiatique.

Rien n’est vrai, tout n’est qu’ambition et paraitre.

J’ai beaucoup aime le personnage de Janey qui fait preuve d’une force d’esprit vraiment hallucinante. Tout le monde aurait craque a sa place et serait allé se faire oublier a l’autre bout du monde, bien caché. Elle NON! Elle résiste et arrive a toujours tout tourner a son aventage. Son ambition démesurée et sa surestime d’elle-même l’affuble d’un culot a tout épreuve. Rien n ´est trop beau pour elle, et surtout rien n’est impossible. A méditer… Mais chacun ses méthodes…

Extraits:

« A 18 ans, Janey avait décrété qu’elle était de ses personnes auxquelles on fait des confidences, et elle avait rapidement compris que savoir obtenir des informations etait l’essence du pouvoir…

isabelle était amicale, gentille, un vrai bonbon au miel. Une personnalité lisse et totalement dénuée d’intérêt…

La Riviera était le lieu de tous les plaisirs ou, ainsi que Janey le découvrit très vite, rien n’était plus apprécié que les jeunes et ravissantes créatures. L’intelligence n’était pas une qualité, en fait elle était plutot dédaignée. Il fallait simplement de la sophistication et ne jamais révéler ses véritables sentiments… »

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20 ANS – de Claire BERTIN

Je voudrais tout d’abord dédier cette chronique à mes copines Sandra, Sophie, Caro, Nolwenn, Jess… avec qui nous avons vécu ensemble nos années facs et hôtellerie!

« 20 ans » de Claire Bertin est un pur délice, un plongeon savoureux dans l’univers de nos belles années, celles de toutes les découvertes et de tous les apprentissages.

L’histoire:

Emilie, Clara et Vanessa, 3 jeunes femmes douces et bien élévées, vont lier une amitié indestructible dès leur entrée en 1ère année de BTS tourisme.

Bien qu’elles ne se connaissaient pas d’avance, le lycée d’enseignement supérieure avec ces classes en petits collectifs est toujours propice à l’amitié, voir à l’amour. D’autant que des voyages à l’étranger se profilent dans le cadre de leurs études: la Chine et le Pérou. Un séjour de 2 semaines aux alentours des vacances de Pâques à Pékin et ses environs, dédié au tourisme, puis un de 2 mois, au Pérou à Arequina dans des familles d’accueil, dédié à l’apprentissage de leurs futurs métiers, en stage dans des agences de voyages. Tout cela, les jeunes filles devront l’organiser collectivement, en mettant en avant la cohésion d’équipe, l’entraide, le respect des goûts et libertés de chacun.

Et puis bien sûr, l’émoi et les histoires d’amour; A 20 ans, on découvre, on expérimente, on Aime pour la 1ère fois, et surtout… on ne peut s’empêcher de le partager avec les copines!!! Mais tout n’est pas toujours un long fleuve tranquille et la réalité peut être très cruelle.

Emile, clara, Vuvu, mais aussi Natacha, Bertille, Marie, Martine, Jean-Gé, Benoit, Luis, Julio, Pedro, … vont vivre des moments inoubliables lors de cette anne 2004!

Mon avis:

J’ai tellement aimé ce livre!!!! Il fait tellement écho à mes jeunes années.

Le fait que l’histoire se passe à Rennes aide un peu (beaucoup), que je connaisse bien Groix, et que j aurais adoré faire « L’école Lausanne », mais pas que… Non pas que!

C’est tellement bien écrit, limpide, accessible et piquant au coeur. D’habitude, quand j’aime un livre, je dévore, à toute vitesse, incapable de lâcher tant j’ai envie de connaître la suite;

Là j’ai savouré, step by step, petite bouchée par petite bouchée. L’histoire, j’ai presque envie de dire que je la connaissais (pas tout, fort heureusement! on n’a pas le même vécu), mais il me faisait replonger 20 ans en arrière et c’était si bon de se glisser dans cette peau de jeune femme;

J’ai adoré la description des sentiments,avec une envie de retrouver les papillons dans le ventre et de redécouvrir les émotions, les sensations.

Les voyages sont également fabuleux, réalistes. Je n’y suis jamais allée, mais ça donne vraiment envie; Les temples bouddhistes, la densité asiatique, et le Pérou… Cuzco, le Machu-Picchu, le lac Titicaca, … les souvenirs de touristes, les couleurs, les odeurs d’épices et de poissons grillés, l’anecdote des cochon-dindes grillés. Tout n’est pas rose, on le sait bien, et l’auteure n’oublie pas de le mentionner, ni de nous émouvoir face à la misère des enfants contrastant avec nos habitudes de touristes européens.

J’ai tout aimé dans ce roman: l’émancipation des filles, la solidarité, la discrétion, le respect dont elles ont su faire preuve lors des évènements très difficiles et nouveaux. Des moments graves, très graves mêmes, et pourtant elles ont toujours su être là les unes pour les autres, sans jugements, mais avant tout pour se soutenir, « récupérer un peu de la douleur de l’autre pour qu’elle souffre moins ».

Mais aussi, la chance qu’elles ont eue de vivre cela, l’évolution de jeunes femmes en adultes, aussi bien physiquement que dans leur façon de penser, de s’affirmer, de gagner en confiance en soi.

Ce temps suspendu où l’on découvre le monde du travail, l’amour, et qu’on sait que tout est possible, à nous d’écrire notre histoire… Quelle belle nostalgie…

Merci Claire Bertin de te livrer avec autant de sincérité.

Je vous recommande ce roman à 100% En plus, il vient de sortir en version papier (signe de succès), comme ça vous aurez le choix avec le numérique et plein de possibilités de le trouver.

Lisez le jusqu’au bout, et notamment les remerciements de l’auteure, on y découvrir toute sa simplicité et sa générosité (à l’image du livre) et elle n’oublie pas non plus ses lecteurs, c’est touchant et agréable!

Vivement la suite des aventures de nos héroïnes, et la découverte de nouveaux sites, plus exotiques les uns des autres.

Le défilé des vanités – de Cécile SEPULCHRE

Bienvenue dans le monde des magazines mode, et de l’univers impitoyable du microcosme!

Le roman déambule dans la rédaction de « Luxe addict », un des deux plus gros magazines luxe (cf: Vogue vs L’Officiel).Des portraits tirés au couteau entre Queen la directrice (sorte de Miranda du « Diable s’habille en Prada »), Elisabeth sa fidèle rédac’ chef travailleuse et honnête (pas un avantage dans ce métier) sur le décin, Raphael le dir’ artistique (spécialiste des coups bas), Bille (la perle des assistantes), Victoire, Agathe, Ombeline: rédactrices, journalistes, pigistes, … et et, et, la stagiaire arriviste, culottée, qui n’hésite pas à donner de son corps et ravage tout sur son passage: Marine de Rubempré (ou plutôt Martine Pouelzoc).

Un récit de l’ascension sociale vertigineuse d’une parfaite inconnue, débarquée fraîchement de sa Bretagne pour conquérir l’univers de la mode, quitte à créer de nombreux dommages collatéraux. Mais il y a une justice, même dans ce milieu, et les plus travailleuses, respectueuses et fidèles sortiront leur épingle du jeu!

Sans être fan des « Happy ends », je dois dire que j’a aimé celle-ci car elle est pleine d’espoir.

Entre la fashion week et ses codes hiérarchiques quant aux placements devant le catwalk, les shootings aux 4 coins du monde dans des décors des plus paradisiaques, les plus belles pièces de créateurs prêtés ou accessiibles à des prix dérisoires lors des soldes presse, les invitations aux soirées et cocktails quotidiens, la fréquentation des people, … ce milieu a tout pour plaire et attirer l’oeil par ses nombreuses paillettes… Mais l’envers du décor est inversement proportionnel en matière de trahisons, de sabotage, et d’efforts physiques. Il faut être beau, souple, et en même temps tellement imposant!!!

Un condensé rien que pour vous de citations qui vous permettront d’avoir toutes les cartes en main pour aborder le « microcosme »:

« On vient de découvrir que l’émotion que procure la beauté fait grimper le taux de sérotonine dans l’organisme… La mode aide aussi la presse à résister à la crise. En préférant les journaux gratuits sur le web, le public va finir par priver la presse des moyens d’assumer son indépendance… Le vrai style consiste à cacher les moyens, et non à les exhiber… La planète mode se divise en deux espèces fort différentes. Cet univers est régi entre le visuel et l’écrit… La connaissance de l’art dans cet univers est l’ultime marqueur social et un minimum de vernis reste requis. « L »homme impoli est le lépreux du monde fashionable » les responsables des grandes griffes ont retenu cette maxime de Balzac et exigeaient de leurs équipes un savoir-vivre irréprochable… Peut-être était-elle trop timide pour cet univers qui offrait beaucoup plus d’opportunités aux égo surdimensionnés… Si je ne veux pas moisir ad vitam dans un poste d’assistante, je dois apprendre à nager plus vite qu’elles car ces chipies ne me feront pas de cadeaux. Je ne viens pas de leur milieu, je n’ai presque pas de réseau, pas tous les codes. Si en plus je n’ai pas d’argent, je ne m’en sortirai jamais. L’honnêteté , c’est bon pour les riches…Une bonne attaché de presse doit connaitre toutes les inimitiés opposant les membres des rédactions sous peine de coups de griffes intempestifs et de crêpage de chignons… Il faut toujours être conscient que l’on est aimée pour son titre et oubliée dès qu’on le perd ».

Un roman assez réaliste de l’univers (mot qui revient très souvent dans le livre, et également  « microcosme ») de la mode et des rédactions. Fascinant et déroutant.

Un portable, un chat roux et un inconnu – d’Aurore Chatras

Après 3 romans (« les Autruches« , « Sienna, me venger de lui » et « Margot ») traitant de sujets difficiles: la violence faite aux femmes et les pervers narcissiques, il me fallait absolument m’orienter vers un roman plus léger et plus fun;  j’étais sûre de trouver mon bonheur avec « Un portable, un chat roux, et un inconnu »i. C’est pourquoi aujourd’hui, on change radicalement de style, et je vous propose de découvrir un roman fiction-fantasy, catégorisé #romance par son éditeur.

J’ai choisi ce livre parce-que j’adore la ligne éditoriale de Alter Real Editions; qui est de proposer des: livres dans lesquels les animaux – réels ou imaginaires – jouent un rôle, au premier ou au second plan.

Et aussi, parce-que le titre était plutôt attirant: « Un portable, un chat roux, un inconnu »: le package complet de la femme moderne.

Sauf que dans ce livre, l’auteure : Aurore Chatras, casse les codes et les dissocient dans un 1er temps, pour les faire entrer chacun progressivement dans le vie de la pétillante Mdeleine/Maddie Nova. Effectivement, Archi, son chat roux est arrivé par hasard dans sa vie et n’était pas spécialement attendu. Le portable non plus. Maddie n’étant pas geek, et ne souhaitant pas débourser des fortunes pour un appareil à l’utilité basique (appels et SMS), le tout nouveau « Glitter » n’aurait eu aucune raison d’être en sa possession, s’il n’avait pas été question de décrocher un rencard auprès du séduisant et séducteur Stéphane, tombeur de ces dames…

Quant à l’inconnu… et bien oui, qui est-il ce fameux inconnu qui apparait sans arrêt sur les photos de Maddie, alors que matériellement il n’est pas là, elle ne l’a jamais vu, et ne le connait pas.

Un mystère à élucider, car non seulement elle n’y voit aucune explication plausible, mais aussi mine de rien, la flèche de Cupidon commence sérieusement à se faire sentir.

Mon avis:

C’est un livre frais, girly, hyper agréable à lire. le style est léger et bien travaillé, tout ce dont on a besoin quand le moral n’est pas au beau fixe;Maddie est une jeune femme attachante, à laquelle on peut facilement s’identifier et qu’on aimerait avoir comme amie. Ce n’était pas la star du lycée, ni celle de la famille, elle est même plutôt gaffeuse et empotée (genre boulet) dans certaines situations. Et ça nous fait du bien, ça nous rassure, ça nous décomplexe et nous libère… Le lâcher-prise!!! notre quête du Graal à tous!

Même si l’histoire est totalement irréaliste, on se prend au jeu, et on dévore les pages. On a hâte de connaître le dénouement!!! Qui est ce garçon? Comment est-il entré dans le téléphone? cherche-t-il à communiquer avec elle, genre « Ghost »? Archi est-il le « crapeau qui va se transformer en Prince charmant »?;;; etc, etc…

Je vous le dis, tout un tas de questions et d’hypothèses va vous passer par la tête…

Les personnages sont supers, ils ont leurs caractères bien affirmés: entre Stéphie (la soeur), la mère déjantée, Sonia sa voisine et meilleure amie, Stéphane le tombeur, Mélanie la bonne collègue collègue, Archi son chat moche et méchant que personne n’aime … on se verrait bien faire partie de cette petite bande. L’histoire se passe à Toulouse, mais on pourrait facilement la transposer dans une série américaine, tous les codes y sont! Et c’est d’autant plus sympa.

J’ai beaucoup aimé l’idée de la check-list de tous les actes manqués, pour réparer le cours de l’histoire et se donner les moyens d’être acteur de sa vie.

Un vrai coup de coeur pour ce roman de 195 pages, qui se « boit comme du petit lait ».

Tous mes encouragements à son auteure: Aurore Chatras et à sa maison d’édition « Alter réal » pour continuer à nous livrer des oeuvres qui nous font du bien et nous transportent ailleurs. Et puis les animaux qui ont du pouvoir, moi, j’ADORE!!

Un petit souvenir de cette lecture:

« il est temps pour moi de passer a la face B de ma journée: devenir une vraie femme d’affaire en jupe et talons hauts… ».chat

MARGOT – de Stéphanie Lucie MAINAZON

imageJ’ai découvert ce roman via Facebook, alors que son auteure, Stéphanie Lucie Mainazon en faisait la promotion. j’ai tout de suite été séduite par la description qu’elle en faisait et je n’ai pu résister à la tentation de la contacter pour qu’elle m’en parle davantage.J’ai bien compris toute la souffrance qu’elle avait traversée et c’est emplie de toutes ces sensations que j’ai commencé la lecture de ce roman autobiographique.

4ème de couverture qui m’a vraiment attirée:

Lucie croit avoir vécu le pire. Son amour de jeunesse la quitte au bout de 13 ans, elle n’a que 30 ans, le père biologique de sa fille l’abandonne dès la conception de sa fille, sa mère, son père et sa soeur décèdent successivement, elle n’est pas au bout de ses surprises ; Le diable fait irruption dans sa vie, s’impose et marque son territoire. Ce sera pour elle et sa fille un long calvaire et un combat sans merci.

L’Histoire:

Alors qu’elle vient de perdre ses parents et sa soeur adorée, que le père de sa fille a fui ses responsabilités avant même sa naissance, Lucie se retrouve bien seule, même s’il lui reste sa soeur Fabiola, mais avec laquelle elle a moins d’affinités.

C’est alors qu’elle fait la connaissance de Markus, notable sur le déclin, mais présentant tous les atouts pour apporter bonheur et amour …  Pas vraiment amoureuse, Lucie va décider de quitter Paris pour le rejoindre dans le Tarn, afin d’offrir à Margot, une vie calme et sereine, idéale pour le développement d’un enfant.

Passés les premiers émois, le naturel revient au galop, et c’est seulement à ce moment là, que l’on découvre la vraie personnalité de son conjoint. Il est souvent bien trop tard. Comment imaginer que cet homme, bien sous tous rapports, ait pu être aussi fourbe et pervers? S’en suis alors la découverte du profil du pervers-narcissique.

Ce que j’en ai pensé.

A l’heure de « Me too » et influencée de mes 2 précédentes lectures (chroniques disponibles sur le blog), je m’attendais à découvrir une nouvelle fois, un détraqué violent physiquement et sexuellement.

Finalement, la violence était toute autre. Psychologique, bien plus subtile, mais tout autant nuisible.

Ecrit d’un seul jet: pas de partie, pas de chapitre, à peine quelques paragraphes, on sent la volonté de son auteur, de l’expulser au plus vite, de s’en débarrasser et de s’en affranchir, de passer à autre chose.

« Margot » est la fille de Lucie, la narratrice de l’histoire. Avec beaucoup de recul, elle relate des faits très durs et cette distance témoigne une protection pour ne pas se laisser happer par la violence morale terrible, qu’elles ont vécue… ». Margot représente tout pour Lucie, sa fille chérie. C’est une mère aimante attentionnée, qui ne vit que pour le bonheur et l’épanouissement de la petite. pour elle, elle endurera le sadisme de Markus, mais saura se défendre bec et ongles pour sauver ses intérêts, la sortir du foyer dans lequel elle sera placée et retrouver son statut de mère. Heureusement, la justice « divine » ou humaine a raison des mauvais.

Cepedant, il n’y a pas que du pathos dans ce roman, on décoche quelques sourires. Car même si Lucie doit se montrer très forte pour affronter les foudres de son tortionnaire, elle ne se gêne pas pour le défier, et lui faire des mauvaises blagues (la caricature sur le menu, l’enfermer dehors nu, alors qu’ils sont en séjour chez des amis… ). Elle sait qu’elle va en payer le prix fort, mais elle n’hésite pas à se faire plaisir.

Ce qui est étonnant dans ce roman, c’est que malgré toute cette violence latente et ce harcèlement moral, Lucie, la victime n’exprime aucune haine ni rancoeur, elle maîtrise son calme avec un aplomb incroyable!

Quelques extraits:

C’est dans le travail que l’homme se sauve de sa condition de pêcheur… Ou dans l’amour a prodiguer…

Ce qui distinguait Krapowski , c’était son brushing agrémenté d’un accroche-coeur suranné, celui des séducteurs en perte de vitesse ne pouvant appâter les daurades, qu’avec une voiture de sport…

L’alcool transformait ce personnage immature en un véritable monstre, et la vie au quotidien devenait un cauchemar. Une fois dégrisé, il se confondait en excuses, au nom du droit a l’humour, derrière lequel il dissimulait une véritable perversion…

Pénélope etait devenue une femme d’affaire, et ne parlait que d’argent, comme tous les nouveaux riches sans conversation…

Article 356 du Code Civil: si les 2 concubins ne sont pas maries, celui qui adopte l’enfant devient le responsable unique. Cela signifiait que Lucie n’était plus officiellement la mère de Margot…

 

Pour vous le procurer:

En auto-édition (pour le moment :-)) format Kindle ou broché, disponible sur Amazon.fr

Format kindle
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Format broché
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